Politiques

D-11

Acidification des océans et émissions de CO2

Proposée par Commission libérale féminine nationale

ATTENDU QUE l’augmentation du CO2 dissous dans les océans, qui résulte de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, intensifie l’acidité des océans, en plus des autres changements chimiques et thermiques liés à la production anthropique de CO2;

ATTENDU QUE comme la solubilité du CO2 augmente en eaux froides, les océans entourant le Canada s’acidifient plus rapidement que les océans plus chauds;

ATTENDU QUE la combinaison de ces changements chimiques et thermiques peut nuire à la biodiversité, à la récolte commerciale et aux services écosystémiques, particulièrement en ce qui concerne les organismes calcaires marins (coraux, mollusques, crustacés, oursins, étoiles de mer) en raison d’interactions chimiques entre leur coquille calcaire et l’eau acide;

ATTENDU QUE 300 000 Canadiennes et Canadiens vivent des industries océaniques, qui apportent 26 milliards de dollars à l’économie, et que les données de recensement de 2001 montrent que 38,3 % de la population canadienne (11,5 millions) est domiciliée à moins de 20 km du littoral;

IL EST RÉSOLU QUE le Parti libéral du Canada demande au gouvernement du Canada de reconnaître officiellement le lien indéniable entre les émissions anthropiques de CO2 et l’acidification des océans; d’harmoniser les efforts de surveillance des océans et de l’atmosphère entre les différents ordres de gouvernement, le secteur privé, les organismes publics intéressés, les intervenants universitaires et les organismes internationaux, et de rendre publiques en temps réel les données recueillies; et enfin, de consentir des investissements pour l’installation, l’exploitation et l’entretien de stations de surveillance des océans et de l’atmosphère en temps réel et de longue durée dans des aires écologiquement représentatives, et de tenir compte des données recueillies dans la prise de décisions stratégiques nationales et internationales sur les émissions.